Longue vie aux films courts !

Longue vie aux films courts !

Résumé : Le Festival national du court métrage Handica-Apicil célèbre cette année sa 5e édition. Le voici devenu un rendez-vous important pour tous les publics et tous les auteurs concernés par la question de la représentation du handicap à l'écran.
 
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Et si aujourd'hui comme hier, sa vocation première est de "changer le regard porté sur le handicap", le Festival national du court-métrage s'est enrichi depuis quelques années de nouvelles missions, complémentaires.

Ainsi, en plus d'inviter à concourir des courts métrages écrits, réalisés et/ou interprétés par des personnes handicapées, ou mettant en scène des situations de handicap, quelles qu'elles soient, le festival s'est fait lieu de brassage. Des films venus de tous les horizons, de plusieurs continents ont rencontré leur public. Des fictions, des documentaires, des œuvres expérimentales ou de communication, ont bénéficié d'un regard attentif, ont parfois conquis des prix ; ont accru leur audience. Le temps passant, la quantité d'œuvres professionnelles n'a cessé d'augmenter - preuve que le cinéma "grand public" se sent davantage concerné par la question du handicap ; preuve également que le Festival national du court métrage Handica-Apicil s'est taillé une place dans le calendrier surchargé des festivals cinématographiques. De l'autosatisfaction ? Non ! C'est avant tout les messages et ceux qui les émettent dans leurs films que nous tenons ici à saluer.

Car on imagine mal l'énergie, la ténacité qu'il faut pour mettre en chantier, tourner et monter un film de 26 minutes maximum. On imagine encore moins la puissance de certains courts métrages, qui longtemps après la projection, laissent une trace indélébile dans les mémoires... Sur les plus de 150 films que le Festival national du court métrage Handica-Apicil reçoit à chaque biennale, nombreux sont ceux qui ont su nous marquer. Par le rire, l'émotion, la pertinence... Parce qu'ils étaient autant de ponts tressés d'images et de sons, autant d'espaces de dialogue et de compréhension entre les individus.

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Quand ils n'ont pas l'heure de figurer au palmarès, les compétiteurs repartent avec un goût d'inachevé. Certes, les jurys, souverains, se sont exprimés sur la qualité des œuvres qu'il leur ont été soumis ; ils ont désigné des vainqueurs en toute subjectivité, en tout honnêteté. Mais ils ont surtout considéré tous les films qu'ils ont vus. Le Festival national du court métrage Handica-Apicil a souhaité que tous, primés ou non, puissent continuer à avoir une diffusion. Ces films enrichissent donc une vidéothèque unique, accessible en ligne (donc virtuelle). Leurs auteurs bénéficient d'une exposition supplémentaire, certains sont contactés pour que leurs œuvres puissent figurer dans des programmes pédagogiques, ou soient projetées lors de congrès. Le Festival est, pour certains, le début d'une longue existence...

Vous voici donc sur le point d'assister à des naissances ; bonnes projections, et rendez-vous sans faillir en 2013, pour la 6e édition - celle des dix ans du Festival national du court métrage Handica-Apicil !

Vincent Raymond, co-directeur artistique du Festival national du court métrage Handica-Apicil

 

 

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